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#1 11-03-2025 17:14:06

Alteo
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Compte-rendu de route avec l'IS 300h : la berline qu'il vous faut !

Salut à tous !

Après un peu plus d'un mois d'utilisation de cette IS 300h de 2018 fraîchement arrivée dans mon garage, il est temps de faire un premier compte-rendu d'utilisation. Il faut avant cela mettre certaines choses en perspective : j'habite en région parisienne, je pars travailler en transports en commun, et je suis un petit rouleur dans la mesure où je ne conduis jamais, ou en tout très rarement, quand je suis seul et que je dois faire moins de 5-6km.
Mes terrains de jeu sont la ville et une petite portion d'autoroute de 7km, auxquels s'ajoute mon voyage pour la ramener depuis la Moselle, soit 250km d'autoroute. Comprendre donc : j'ai déjà pu utiliser l'IS dans des situations relativement diverses, mais je n'en ai pas non plus un usage intensif.
Spoiler alert : cette voiture est l'un des meilleurs compromis entre sport, route, ville, performance, consommation... pour peu qu'on veuille rouler en berline ! Mais bon, ce n'est pas tellement un spoil, pour vous qui me lisez, vous le savez déjà. big_smile

Premières impressions et tour du propriétaire

Le premier constat à faire, et cela va décevoir les fans, c'est que cette voiture n'est peut-être pas photogénique aujourd'hui, en 2025. Qu'on s'entende bien : je dis pas qu'elle est laide ! Je veux dire par là qu'à l'origine, lorsque j'ai cherché à savoir si Lexus proposait une berline du segment D, j'ai vu l'IS en photo sur Internet et non seulement je n'ai pas eu le coup de cœur, mais en plus, j'ai trouvé sa ligne un peu déséquilibrée, un peu écrasée horizontalement, avec des traits peu dynamiques et présentant des originalités trop marquées, notamment la courbe sur les flancs qui part de la jupe de caisse pour remonter vers les feux arrières ou le phare diurne indépendant placé dans le bouclier sous les optiques. Bref je n'ai pas aimé, et j'ai rayé cette voiture de ma short-list.
Et puis un jour, totalement par hasard, j'en croise une sur la route alors que j'étais en vélo, sans savoir de quel modèle il s'agissait, et je l'ai trouvée élégante, très belle, et surtout avec des dimensions qui correspondent exactement à ce que je cherche (taille de familiale, mais pas trop grosse comme le serait une routière du segment E). Je me suis approché de la malle de coffre pour lire le nom du modèle : IS 300h. Je cible alors mes recherches dessus.
Depuis, mon avis initial après mes premières découvertes sur Internet va faire un véritable virage à 180° : le dessin, que je trouvais ramassé, va s'avérer équilibré, avec une joli mariage entre sobriété et originalité, et les petites spécificités comme la courbe sur les flancs vont me paraître extrêmement jolies sans en faire trop. En revanche, je reste toujours un peu sceptique quant à la question des optiques et de la LED de jour en forme de virgule indépendante, dont je trouve la forme un peu biscornue en phase 2... Mais bon, on s'y habitue. Et au final, à chaque fois que j'en croisais une, je ne pouvais que la trouver tout de suite plus belle que lors de mes premières impressions en photo, beaucoup plus classe, avec des traits acérés pour une impression d'agressivité digne de son nom d'Intelligent Sport.

Globalement, donc, et avec le recul, le design est plutôt réussi et adopte un aspect très classe, digne d'une voiture premium. Et elle propose un style très sportif de base, et pas uniquement avec l'ajout de petits détails subtils, comme les entrées d'air du bouclier avant par exemple : sa ligne est élancée et aérodynamique, et sur la vue de face, on note que la caisse est plus large que l'habitable. Cela lui donne un véritable air "furieux", et cette IS parvient avec une excellence certaine à se démarquer très nettement des productions premium allemandes, qui paraissent tellement ennuyeuses à côté d'elle.
En revanche, et c'est subjectif, je trouve qu'elle n'arrive pas du tout à la cheville d'une Alfa Romeo Giulia, sortie deux ans plus tard et donc d'une génération proche, proposant un design original, audacieux, tout en étant classe… mais on ne pourra pas en vouloir à cette japonaise, tant le savoir-faire milanais en matière de dessin automobile est une référence. Mais bon, je le redis, ce n'est qu'un avis personnel (et un avis d'alfiste converti, alors, bon...).

Au final, cette Lexus reste quand même une voiture qu'on a envie d'acheter rien qu'en la regardant. Mais aussi élégante soit-elle, sa ligne ne présente pas les éléments de design automobile des années 2020, bien évidemment, et elle comporte quand même quelques petits détails qui trahissent l'âge de cette auto sortie pour la première fois en 2013. Ceci étant dit, même si on n'est pas du tout étonné de savoir que son dessin date du début des années 2010, il reste en fait encore très actuel face à des productions plus récentes, surtout que les berlines se font rares sur le marché et limitent les points de comparaison. En fait, la seule chose qui donnerait un véritable coup de vieux à l'IS serait l'existence de la génération 4, mais comme on n'en croise pas en Europe, on dira qu'on n'aura rien vu...

En ce qui concerne l'intérieur, lui ne se contente pas de distiller quelques indices, c'est sa présentation générale qui fait carrément "vieillote" aujourd'hui. Le dessin de la planche de bord est plutôt simple, très classique, avec une barre verticale surmontée d'une casquette, et une console centrale très classique. On note quand même une jolie originalité, sous la forme de cette horloge analogique entre les deux aérateurs centraux, dont le but avoué par Lexus est de renforcer le côté luxueux de cette IS. On n'aime ou on n'aime pas, mais c'est original, quoi qu'un peu inhabituel : j'ai passé quelques moments à chercher, en vain, l'horloge sur l'écran d'instrumentalisation quand j'avais besoin de consulter l'heure en prenant la route.
Dans l'ensemble, l'ambiance est plutôt austère, extrêmement sobre et sans surprise. Cela renforce clairement l'impression de véritablement être dans une voiture du début des années 2010, et la présence d'un lecteur de disque ne peux que participer à la nostalgie, ancrant encore plus l'impression d'obsolescence.

Mais une fois les premières impressions mitigées passées, les nuances arrivent très vite : avec le pack navigation premium, l'écran passe à 10,3" (contre 7 sur les versions de base) et présente une taille parfaitement idéale à l'usage, ni trop grande ni trop petite, juste ce qu'il faut pour offrir une bonne lisibilité. Et puis, il s'intègre à la perfection au dessin de la planche de bord et l'ensemble s'avère très harmonieux.
Surtout, on va très vite s'apercevoir que la qualité de finition va offrir une impression à bord qui va très largement surmonter l'effet "vieillot" constaté dans les premières minutes, au point de le faire oublier quelque peu ! L'ensemble présente hyper-bien, les matériaux utilisés sont d'une qualité impressionnante, le toucher du volant donne une impression haut de gamme, et les surpiqûres sur la caquette des compteurs est du plus bel effet. Les assemblages sont parfaits, rien ne craque, rien ne bouge.
Au volant de l'IS, on comprend tout ce suite ce que le mot "premium" veut dire, et clairement, Lexus ne prend pas ses clients pour des pigeons. Le niveau de finition et l'impression de luxe semble même supérieurs à ce que propose une Mercedes Classe C de même génération !

Dans cette finition F Sport, les sièges spécifiques orientés sport présentent également un toucher très flatteur, en plus d'un confort de première classe. Enveloppants, ils maintiennent juste ce qu'il faut… et franchement, avec toutes les possibilités de réglage qu'ils offrent, il semble bien difficile de ne pas trouver l'assise parfaite. On peut même régler la profondeur du dossier ! Pas juste l'inclinaison, hein ! La profondeur !

On s'habitue alors très vite à l'ambiance à bord, pour en apprécier le confort et l'agréabilité : on se sent bien, dans cette IS. Et toutes ces petites choses qui font "vieillot" ? On les oublie, tant tout respire le premium et la qualité. On finira même pas apprécier ce retour à l'essentiel de l'automobile, au contraire des voitures modernes, tellement bardées d'écrans qu'on se sent davantage assis dans fauteuil de gamer que dans une voiture et qu'on en aurait presque envie de mettre à jour Windows.
Alors, tout ce qui respire l'antiquité relative va devenir des avantages. Le lecteur CD ? Ca va me permettre de ressortir mes vieux albums.
Les nombreux boutons ? De toute façon, je ne supporte pas de commander des fonctions importantes par écran tactiles, tel que la ventilation et le contrôle de la température (comme le fait Citroën, notamment).
Les écrans, justement pas assez grands, en particulier au niveau de l'instrumentalisation ? Ca permet de se reprendre les bases de ce que signifie conduire une voiture.
L'absence de commande tactile ? De toute façon, quand j'ai écran tactile, je ne m'en sers que pour chercher des chansons et des stations de radio, ce que fait très bien le joystick sur la console centrale.
Un joystick, d'ailleurs, un peu étrange à manipuler au premier abord, mais on en prend très vite la mesure, l'ergonomie de l'écran étant bien réalisée. Au final, cela conviendra aussi aux anti-écrans tactiles.

Bref, ça fait vieillot au premier abord. Mais l'ambiance à bord rappelle que c'est bien dans une automobile premium qu'on prend place, et l'ergonomie très typique des années 2010 permet un vrai retour aux sources, ce qui permet en outre d'au moins pouvoir faire un choix à contre-courant de ce qu'on trouve aujourd'hui.

Côtés pratiques

Une fois bien installé derrière le volant, il est temps de profiter de l'espace de vie offert par cette IS. Constat positif : il y a des bacs de rangements bien pratiques. On peut facilement trouver un espace pour la clé et le téléphone portable en trichant avec le porte-gobelet... manière de dire qu'un petit plateau sous la console centrale aurait été appréciable, mais qu'il est largement facile de contourner cette absence (sauf le jour où on transportera une boisson…).
Constat négatif : l'IS n'offre guère plus que l'essentiel en matière d'astuces de rangement. Mais pour autant, on n'y trouvera pas toutes les astuces de rangement que l'on pourrait trouver dans une voiture plus grosse, plus familiale, type SUV ou grande routière du segment supérieur. C'est encore plus flagrant à l'arrière, où on y profitera certes d'un accoudoir central, mais aucun rangement, aucun porte-gobelet, rien.
Mais finalement est-ce un problème pour autant ? Si on n'utilise pas cette voiture dans un objectif de transporter des personnes, comme pour un taxi ou la voiture de fonction avec chauffeur d'une personnalité, pas tellement… De plus, comme c'est un vrai choix de ma part que de ne pas rouler en SUV, je me contenterai de ce que propose l'IS… d'autant que je n'ai jamais considéré une voiture comme un coffre de rangement où je pouvais cacher un maximum de choses. Eventuellement, ce sera peut-être un peu plus un manque pour un enfant derrière, ce qui sera à vérifier en temps et en heure.

Un allumage du poste autoradio s'impose, et là… quelle déception ! Sur cette finition F Sport, l'installation est annoncée comme "Premium", avec 10 hauts-parleurs (2 double-voies sur les côtés de la planche de bord, un haut-parleur central, deux basses sur les portes avant, deux enceintes sur les portes-arrières et un caisson de basse sur la plage... ça fait huit, mais Lexus compte chaque double-voies comme deux enceintes). Et pourtant, le son est plat et manque de profondeur, surtout au niveau des basses.
En réglant l'égaliseur, on peut arranger quelque peu les choses, mais cette installation n'est guère plus qu'une sonorisation de milieu de gamme : ce n'est pas spécialement mauvais, mais pas non plus exceptionnel. D'une voiture haut de gamme, on attend quand même autre chose.
Après, il faut aussi comprendre le positionnement de la finition F Sport : il y a encore le niveau "F Sport Executive" au dessus, qui propose l'installation sonore Mark Levinson. Celle-ci est LA vraie sono haut de gamme, digne du positionnement de l'IS.
Donc, l'installation dite "Premium" n'est qu'une sonorisation à voies multiples disposant d'enceintes standard sans prétention… et il faut la voir ainsi : elle permettra d'écouter de la musique de manière assez confortable, mais ne conviendra pas aux mélomanes ou à ceux qui aiment transformer leur voiture en boîte de nuit roulante.

J'ai parlé du confort de l'assise du point de vue du conducteur, mais il faut pas oublier les passagers pour autant ! A l'avant, pas de surprise : on a autant droit que le conducteur à ce siège semi-bacquet enveloppant et ultra-confortable.
A l'arrière, les places sont tout juste dignes d'une familiale standard, l'IS ne fait ni plus ni moins… et ce n'est pas un mal pour autant. Il y a suffisamment d'espace pour les jambes, les enfants, amis ou autres parents apprécieront.
Attention toutefois à la place arrière gauche, derrière le conducteur : l'IS a la bonne idée faire reculer le siège conducteur au maximum et d'avancer le volant quand le contact est coupé, pour faciliter la descente de voiture ; en contre-partie, cela empiète sur l'espace aux jambes juste derrière. Heureusement, ça se désactive ! Mais je ne peux pas m'empêcher de penser que cette option est aussi géniale que curieuse dans une familiale. Géniale, car même si ce n'est pas spécialement indispensable, c'est quand même hyper raffiné d'avoir le siège qui fait tout pour laisser monter et descendre le conducteur de manière confortable. Mais curieuse, car une familiale 4 portes est quand même amenée à transporter des personnes derrière, et le siège recule jusqu'à atteindre la banquette arrière : difficile d'installer un siège bébé avec cette fonctionnalité, et le risque d'écraser les jambes d'un passager en coupant le contact n'est pas inexistant. Bref, c'est "stylé", mais on va très vite réaliser qu'il vaut mieux le désactiver.
Et en parlant de passager, si vous en emmener un 3ème à l'arrière, préférez quelqu'un de menu avec des jambes courtes : le tunnel de transmission est imposant et empêche en fait une installation confortable sur la place centrale. Partir en vacances avec une famille nombreuse ne sera pas aisé avec l'IS.

Ceci étant dit, ce ne sera pas le coffre qui empêchera de voyager : de grande capacité, il est profond et on pourra emporter beaucoup de choses. En revanche, son fond est plus étroit que son entrée, ce qui empêchera de charger des choses volumineuses et obligera à jouer quelque peu à Tetris. Heureusement, les banquettes sont rabattables en 1/3-2/3, ce qui sera d'une grande aide pour peu qu'on ne transporte pas plus de 3 personnes, conducteur compris. Dommage néanmoins que, pour des raisons techniques, elles ne le font pas en présentant un plancher plat : il y a en effet une marche formée par les dossiers. Mais cela reste quand même un plus non négligeable et si on optimise bien le rangement des bagages, il n'empêchera pas une petite famille de partir en vacances.

Et on va terminer ce petit tour du propriétaire en mentionnant ces petites attentions qui font plaisir d'avoir une voiture premium : le coffre dispose d'un fond en caoutchouc pour protéger la moquette, et les tapis sont siglés "Lexus IS". Classe !

Au volant

On entre dans le vif du sujet ! On se remet sur le siège conducteur, on enfonce la pédale de frein, on presse le bouton Start, on met le levier de vitesse sur D et on appuie sur le champignon… pour constater que la voiture ne bouge pas, alors que le moteur gronde !
Ah oui, le levier est sur "N", dit l'ordinateur de bord. En fait, lorsque l'on tire le levier vers soi, il faut ensuite le décaler sur la gauche quand on arrive sur "N", avant de le ramener à nouveau pour le positionner sur "D". C'est un détail... mais par manque d'habitude sur une automatique, je me suis fait avoir la première fois, je me suis encore fait avoir la seconde deux semaines plus tard.
Bref, c'était la bonne blague du premier contact. Rien de méchant, et cette fois, je passe bien sur "D", j'appuie à fond sur le champignon, et là... une déception !

La voiture n'avance pas, et cette fois, ce n'est pas au sens propre : la pédale a beau avoir été enfoncée jusqu'au bout, l'accélération se fait à un rythme que je qualifierais de sénateur. D'abord, l'IS 300h ne démarre pas au quart de tour, il y a un très léger temps de réaction entre l'appui sur la pédale et le début de l'accélération. Ensuite, la voiture prend de la vitesse, mais de manière très linéaire. C'est d'autant plus décevant que sur ce point, mon ex-Alfa Romeo GT à moteur 1.8l de 140ch autorise des lancements plus nerveux et offre une sensation de dynamisme plus prononcée au démarrage... ce qui s'explique certes par son poids plus léger de 500kg (1300 contre 1800), mais tout de même.
Et le commentaire de Madame, en tant que passagère, quand on a commencé à rouler avec l'IS en comparaison de l'Alfa est révélateur : "j'aime bien, elle est moins puissante, donc je suis moins bousculée au démarrage".
Le manque de réactivité se fait aussi ressentir en reprise : si, une fois lancé à un rythme normal, on enfonce la pédale de droite pour essayer de gagner de la vitesse en un coup, comme lors d'un dépassement par exemple, l'IS 300h ne réagit pas tout de suite et met un peu de temps pour accélérer, ici également de manière très linéaire.
Mais ce qui est encore plus déroutant, c'est le fait que solliciter le moteur de cette manière le fait gronder très fort sans que l'ensemble ne présente plus de réactivité que cela : on monte dans les tours, mais l'accélération demeure ultra-progressive. Et pourtant, ce n'est pas comme si la voiture semblait pataude et que le bloc 4-cylindres s'étouffait : sur une voiture sous-motorisée (et des expériences d'auto sous-motorisée, j'en ai eu avec une Grande Punto 60ch qui se traînait comme c'est pas permis), le moteur descend en régime si on lâche l'embrayage avec l'accélérateur enfoncé au maximum, alors que sur l'IS, il continue à tourner à haut régime tout en conservant cette linéarité dans l'accélération. C'est assez inhabituel pour quiconque vient d'une voiture thermique et s'attend plutôt à ce que celle-ci file lorsque le moteur tourne à plus de 4000, 5000 ou 6000 tours/minute.
Et il faut également mentionner le relatif manque de caractère de ce moteur. Il sonne comme un gros 4 cylindres, ce qu'il est indubitablement. Mais il offre davantage un caractère de bonne routière que l'impression de piloter un véhicule rageur. C'est d'ailleurs encore plus flagrant quand, justement, le bloc thermique gronde quand on pousse la pédale d'accélérateur à fond : on a plus l'impression qu'il est en train de s'emballer que de lancer un rugissement sportif. Certes, je ne m'attendais pas à la sonorité d'un V6 milanais ou même du boxer 2.4L de la Toyota GR86, mais tout de même, ce 2.5L ne donne pas une voix qui correspond au look de l'IS en finition F Sport. Et personnellement, ça m'ôte carrément l'envie de pousser le moteur à fond, tant ses montées en régime me donnent l'impression que je suis en train de le malmener.
Lexus semble d'ailleurs être bien conscient de ce manque de caractère, puisque l'IS propose un mode de simulation du bruit moteur… qu'on n'est heureusement pas obligé d'activer, car il faut reconnaître que si cela offre un côté rigolo à l'expérience, cela ressemble davantage à un gadget qu'à un vrai son de moteur sportif. Et ça finit même par lasser très vite.

Toutefois, entendons-nous bien : je dis qu'il s'agit d'une déception, mais je dois apporter deux nuances de taille. D'abord, si ce premier contact tend à être globalement négatif, c'est surtout parce que l'IS propose une présentation et une conception très sportives, encore plus dans la finition F Sport qui offre des sièges semi-baquets, une instrumentalisation inspirée de l'ultra-sportive LFA, une calandre en nid d'abeille et (a-piori ?) un réglage de suspension plus ferme. En plus de cela, la motorisation 300h annonce une puissance cumulée de 223ch, ce qui représente un chiffre plutôt flatteur laissant supposer la possibilité de titiller un peu cette voiture. Donc, partant de ce constat, je m'installe derrière le volant en espérant une voiture qui se pilote davantage qu'elle ne se conduit, et/ou qui en a le caractère et les velléités, avec des démarrages et des accélérations brutales et des reprises ultra-réactives. Or, c'est en ayant ce genre d'attente, plutôt légitime compte-tenu du pédigrée de l'IS, que je me se retrouve déçu par sa version 300h.
Et on peut l'être d'autant plus que le châssis est une merveille de sportivité, rigide à souhait, extrêmement précis, et offrant une tenue de route de tout premier plan. L'IS est agile, vire à plat, et elle a clairement la possibilité d'encaisser plus de puissance et plus de couple de la part du moteur. On sent qu'on peut largement lui en demander davantage et on comprend très bien pourquoi il existe une version 350 à moteur V6 3,5L de 315ch sur d'autres marchés. A contrario, justement parce qu'on le sent quelque peu sous-exploité, un châssis de telle qualité met encore plus en évidence la relative discrétion des 223ch cumulés annoncés, dont on se demande vraiment où ils sont passés et qu'on aimerait avoir à disposition.
Bref, tout dans cette IS incite à essayer de taper dans le moteur, et la version 300h laisse alors un peu sur la faim. Mais dans les faits, dès que j'enlève ma casquette de pseudo-pilote pour enfiler celle du père de famille un minimum dynamique, la donne change totalement.

Car, en réalité, si on prend la motorisation hybride pour ce qu'elle est réellement, c'est-à-dire un très bon groupe bien plus puissant que nécessaire pour la vie de tous les jours et pour s'amuser ponctuellement, mais plus limité pour chercher des chronos sur circuit, alors elle va s'avérer largement à la hauteur de cette berline familiale du segment D pour une utilisation sur route ouverte. Si les accélérations ne sont pas réellement franches et ont ce petit temps de réaction, elles restent tout de même très énergiques. Elles sont des plus progressives, c'est vrai, mais loin d'être pépères, elles offrent une force de poussée qu'on ressent très bien derrière le volant.
La seule vraie étrangeté porte sur le fait que la montée en vitesse reste du même acabit aussi bien lorsque l'on appuie progressivement sur la pédale que lorsqu'on l'enfonce totalement d'un coup et qu'on fait grimper le moteur dans les tours.

Et là, je vais comprendre quelque chose : en vérité, si l'accélération est aussi linéaire, la faute en revient en grande partie à la transmission eCVT ! En gros, ce qui semble se passer, c'est que lorsque l'on fait tourner le moteur à fond, la boîte, de son côté, va monter les rapports à son propre rythme. Or, malheureusement, quand on prend en main l'IS 300h, il est clair et net que sa transmission est loin d'être paramétrée pour le sport ! Cela va expliquer l'effet de "moulinage" propre à ce type de transmission : pédale à fond, le moteur gronde mais la boîte change les rapports avec une tranquillité à faire passer le Dalaï Lama pour un nerveux, en comparaison.
Ce qui va m'amener à ma seconde nuance : si on appuie sur l'accélérateur en suivant le rythme du changement de rapport, sans chercher à aller plus vite que la boîte de vitesse, les performances de cette voiture s'avèrent en réalité de très bonne facture ! Certes, il y a toujours cette micro-latence à l'accélération, et on le remarque encore plus si on démarre sur une très forte cote (par exemple sur une rampe de parking), où là, la voiture peut ramer. Mais une fois que cette Lexus hybride est lancée, elle se déplace bien, voire très bien. Evidemment, on reste sur cette impression que les 223ch sont évaporés quelque part et on a davantage de conduire une berline thermique de 180 ou 190ch. Mais pour une utilisation en ville et sur route ouverte, c'est beaucoup plus que nécessaire pour profiter d'un très bon agrément sans avoir l'impression de se traîner un boulet. Et globalement, quand elle est lancée, l'300h offre une conduite agréable et suffisamment dynamique, et en dehors des phases de relance, elle fait plutôt bien oublier ses 1800kg. Elle monte d'ailleurs en vitesse à un point où, insonorisée comme elle est et filtrant les vibrations comme elle le fait, on peut très vite se retrouver à flirter sans s'en rendre compte avec les limitations de vitesse. Attention, piège à permis de conduire !
Alors je réalise qu'au fond, cette IS 300h n'est certes pas une pure sportive, mais n'est toute de même pas loin d'en être une petite, en proposant des performances intéressantes. Et dès lors, je vais avoir envie d'essayer une chose que je n'avais pas encore fait jusque là : tester les différents modes proposés. Car depuis le début, je parle du comportement de l'IS 300h en mode "Normal", mais si on tourne la molette pour lancer le mode "Sport", qui va privilégier les sollicitations au moteur thermique, on se retrouve avec une voiture plus dynamique, plus réactive, plus amusante à conduire, avec une direction plus ferme. Cela ne va pas en faire la sportive qu'on aurait pu attendre, car les accélérations et les reprises, quoi que plus rapides qu'en mode "Normal", restent trop progressives pour cela et le délai de réponse demeure présent bien qu'il soit réduit. Mais ce mode, qui fait moins appel au moteur électrique, place déjà l'IS 300h un peu plus en adéquation avec la philosophie et le châssis qu'elle propose, la rendant bien plus vivante.
Autre constat intéressant : si on utilise la boîte séquentielle et le passage de vitesse avec les palettes au volant, quelque soit le mode, le moteur thermique intervient plus rapidement et on peut obtenir des accélérations plus franches.

Cela dit, si on peut toujours regretter que la motorisation de l'IS ne fasse honneur au 'S' de son nom (rappelons qu'il signifie Intelligent Sport) que timidement, ne perdons pas de vue que nous sommes ici face à une voiture hybride conçue par Toyota. Et même si ce principe est appliqué ici à une voiture proposant une philosophie sportive, l'objectif du constructeur japonais en lançant ce type de bloc pour la première fois sur la Prius première du nom était aussi et surtout de réaliser des économies de carburant.
Sur ce point, difficile d'être déçu ! Certes, la boîte eCVT peut être déroutante quand on a toujours privilégié les boîtes manuelles pour mieux prendre le contrôle des changements de rapport et du régime moteur qu'on adopte ; certes, on peut la trouver un peu lente dans la montée en vitesse. Mais en contrepartie, elle gère de manière magistrale l'usage simultanée des deux blocs motopropulseurs embarqués. Le passage de l'un à l'autre se fait sans le moindre à-coup, et de manière si discrète qu'il faut bien tendre l'oreille pour savoir si on se déplace à l'aide du carburant, de la batterie... ou des deux.
On peut aussi le savoir en étant sensible à l'accélération : elle est moins forte avec le moteur électrique. Et c'est d'ailleurs ce qui explique ce délai de latence dont je fais mention depuis le début, ainsi que le fait que l'IS peut avoir du mal sur les montées importantes : au démarrage, c'est le moteur électrique qui est privilégié, et c'est lui qui peut avoir du mal à déplacer la voiture d'un coup.
Mais quel plaisir, en revanche, de voir cette voiture chercher à n'utiliser le moteur thermique que lorsque cela est nécessaire ! J'étais habitué à avoir des sueurs froide à chaque fois que j'appuyais sur la pédale de droite de mon ex-Alfa GT, en redoutant à chaque fois la consommation de carburant, alors que sur l'IS, je peux, si je le veux, adopter une éco-conduite et faire en sorte de laisser le moteur thermique se couper pour laisser place à son copain électrique. D'autant que cette motorisation hybride arrive à choisir toute seule les moments les plus judicieux pour éteindre la consommation de sans-plomb : au démarrage, bien sûr, mais aussi dans les pentes, dans les micro-déplacements tels que les bouchons... Je l'ai même surpris à passer en électrique sur l'autoroute à 110km/h, à un moment où j'effleurais juste la pédale de droite maintenir un simple rythme de croisière !
Et c'est encore plus vrai quand on passe sur le mode "Eco", où cette fois, il est demandé à l'IS faire le moins appel possible au bloc thermique. Dans cette configuration, les performances sont significativement dégradées, et la voiture démarrage encore plus lentement qu'avec les modes "Normal" et "Sport". Il ne faut vraiment pas être pressé quand on le choisit, mais en échange, l'IS nous fait sentir qu'on peut très largement réaliser de sacrées économies de carburant, tant on peut régulièrement voire le compte-tour tomber à zéro pendant l'utilisation.
Finalement, cela rend la version 300h de cette berline extrêmement intéressante, car elle propose des facettes qui peuvent convenir à un public large : si on souhaite rouler sur quelque chose de vivant et sur route ouverte (donc pas spécialement sportif et sur circuit, mais performant quand même), le mode "Sport" sera là pour nous combler, et si, au contraire, on veut adopter une réelle éco-conduite quitte à perdre en performance, on peut passer sur le mode "Eco".

Pour résumer, l'IS 300h n'est donc pas une pure sportive dédiée aux circuits, notamment à cause de ses accélérations qui pénalisent le chronomètre départ arrêté. Mais pour autant, elle n'en demeure pas moins performante pour sa catégorie, et surtout, sa vraie qualité reste de pouvoir proposer une sacrée économie de carburant par rapport à d'autres berlines thermiques équivalentes, même dotées d'un moteur diesel, tout en proposant un minimum de dynamisme. Grâce à ses 3 modes de conduite, elle offre totalement le choix d'adopter aussi bien une éco-conduite qu'une conduite active lorsqu'on le souhaite, et ça, ça en fait peut-être la berline idéale pour une utilisation au quotidien sur route ouverte.

Confort et vie à bord

Bon, j'ai parlé de la conduite sous le prisme de la performance et selon le point de vue du conducteur. Mais il ne faut pas oublier qu'elle ne s'apprécie pas seulement avec le comportement du véhicule, on peut aussi profiter de la vie à bord et du confort. Et c'est encore plus vrai quand on parle de l'IS !

Si on fait fi de sa motorisation performante mais pas méchante dans cette version 300h, l'IS reste incontestablement une familiale sportive, surtout dans la finition F Sport. Le volant, de petit taille, commande une direction plutôt ferme, et cet adjectif qualifiera également le réglage de suspension. La voiture souffre peu de roulis, et on ressent tellement bien les aspérités de la route, que les amateurs de sensations sportives apprécieront.
Et pour autant, Lexus a réussi l'exploit d'en faire malgré tout une voiture extrêmement confortable ! Cette même suspension, qui est et reste incontestablement ferme, bien plus que celle d'une Mercedes Classe C par exemple, filtre quand même à merveille les défauts du bitume ! On n'est jamais secoué, jamais malmené à son bord. Ce choix de réglage fait qu'à bord de la Lexus, on arrive à la fois à "sentir le terrain" et à être installé comme un pacha dans l'habitacle. Même les dos d'âne ne seront qu'une formalité à passer. Et c'est d'autant plus impressionnant quand on sait que cette voiture peut faire encore mieux, avec la suspension pilotée disponible sur la finition F Sport Executive.
Les assises participent également au confort global : le conducteur appréciera le siège semi-bacquet, bien enveloppant, et, surtout, réglable à souhait ! On peut l'avancer, le reculer, le monter, le descendre... et même régler la profondeur du dossier. L'assise est royale et a de quoi transformer l'IS en véritable salon roulant.
Comme elle est en plus un pur régal à conduire, avec son agilité de premier ordre, le comportement sportif de son châssis, et son ambiance à bord, on obtient une routière quasiment parfaite, titillant à la fois le pilote qui est en nous que le voyageur qui doit se déplacer, proposant à la fois le plaisir de la faire rouler que l'installation idéale pour réaliser des longs trajets. Bref, on adorera autant conduire que profiter du voyage, surtout avec son appétit d'oiseau.

Elle est extrêmement bien insonorisée et l'habitacle vibre très peu quand on prend de la vitesse… ce qui fait de cette IS une proie facile pour les radars de vitesse, car on ne se rend pas immédiatement compte de la vitesse à laquelle on roule, surtout les premières fois à son volant ! Cela participe encore plus au plaisir de voyager à son bord.

D'ailleurs, s'il s'agit de partir en vacances en famille ou entre amis, il est à noter que le passager ou la passagère à l'avant bénéficiera du même confort que le conducteur ou la conductrice, tandis qu'à l'arrière, les personnes proches des portières ne seront pas en reste, puisque la banquette est également de très bonne facture et offre un maintien de tout premier ordre. Sauf, comme dit précédemment, sur la place centrale qui pourrait être problématique, car elle est limitée par le tunnel de transmission, propulsion oblige. Un enfant pourra s'y installer sans trop de souci, mais un adulte sera un peu plus à l'étroit au niveau des jambes. Mais lorsqu'elle n'est pas utilisée, son dossier peut laisser s'escamoter un accoudoir central apportant un plus appréciable pour le confort. L'IS ne conviendra finalement pas vraiment à une famille nombreuse, et sera donc bien plus à l'aise pour le transport de 4 personnes, conducteur compris, le tout dans un confort particulièrement poussé pour des voyages "pullman".

Conclusion

Alors, parfaite, l'IS 300h ? Assurément presque ! Certes, elle manque de puissance si on en espère une pure sportive, elle manque d'aspects pratiques et d'espace si on en attend une pure familiale. Mais elle est bâtie et équipée pour être une très bonne routière, dynamique, et s'avère même très performante, pour peu qu'on n'en attende pas un bolide dédié au circuit et qu'on lui réserve un usage sur route ouverte. Le comportement de son châssis la rend tellement plaisante à conduire, et même si on pourrait regretter que le moteur ne lui offre pas une puissance qu'il pourrait encaisser sans broncher, on se dit que de toute façon, on ne l'achète pas non plus pour affronter le chronomètre.
Avec son confort de tout premier ordre, elle donne envie de voyager loin, et ça tombe bien, elle est adaptée à encaisser des kilomètres.
Sa motorisation hybride la rend en plus idéale pour la ville, le moteur électrique pouvant assurer les multiples arrêts et démarrages dans le trafic et les intersections. Et son espace à bord, ainsi que son volume de coffre la rend parfaite pour une petite famille (un ou deux enfants).

Bien sûr, elle n'offre pas la praticité et l'espace d'un SUV. Mais elle propose une ligne plus compacte, plus dynamique, plus élancée. Si Papa cherche un véhicule qui allie sportivité et obligations familiales, cette berline sera alors idéale. Elle se démarque des premium allemandes avec une ligne qui sort de l'ordinaire, sans trop en faire, une qualité de fabrication de tout premier ordre et une motorisation hybride qui bénéficie de toute l'expérience de Toyota en la matière. Sans oublier la fiabilité légendaire de sa maison-mère.

Il ne lui manque pas grand chose… et uniquement des choses qui satisferaient une frange limitée d'acheteurs potentiels, comme un peu plus de puissance pour celles et ceux qui voudraient s'amuser davantage à son volant, plus de raffinement à l'arrière pour qui veut principalement transporter des adultes sur la banquette, un écran tactile pour faire plus moderne… Autant dire que ce ne sont que des broutilles, car elle a tout le reste : un moteur relativement efficace et sobre, un comportement rassurant, un confort monstrueux, une présentation luxueuse, une qualité de fabrication de haut niveau… Et une ligne qui offre autant élégance et sobriété que style et sportivité.
Franchement… Pourquoi acheter allemand quand on peut acheter Lexus ? Je me le demande...

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#2 11-03-2025 18:03:36

Max216
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Re: Compte-rendu de route avec l'IS 300h : la berline qu'il vous faut !

Bonjour Alteo !

Super retour de ta part, bien écrit bravo !

J'aimerais dire que je ne suis tellement pas d'accord avec toi sur plusieurs points.

Quand j'ai acheté l'IS, je roulais déjà en hybride depuis plusieurs années. Tu ne maîtrise pas encore le "truc", tu verras dans un moment que c'est des moteurs incroyables.

Il y a plusieurs années, j'avais une Toyota Avensis DCAT diesel 177ch. C'était un super sleeper, en plus a l'époque il y avait plein de types qui venaient d'acheter des golf GTD et j'étais si content de leur tenir tête en ville où sur autoroute.
Un jour, quelqu'un qui travaillait chez Toyota m'a prouvé après m'avoir mis 100 mètres à un feu rouge avec une Auris hybride 90ch, qu'en sachant conduire une hybride, bah ça marche.

Il n'y a pas d'enfoncage de pédale sur une hybride, jamais. Ca c'est comme cela que je conduisais avec mon ex GS v6 essence. Forcément ça hurle parce que les moteurs ne fonctionnent pas comme ça.
C'est comme si sur ton alfa tu montais à 130 en seconde, sans passer en 3eme et que tu disais que le moteur hurle. D'ailleurs il y a des tonnes d'essais de véhicules hybrides avec des bleus qui notent que ca hurle, on vois bien les débutants.

C'est pas du tout une critique hein, c'est comme rouler en diesel, en essence... tu n'utilise pas les rapports de la même manière.
Quand tu vas vraiment maîtriser l'hybride, que tu sauras doser la pédale, tu n'auras pas l'impression de décalages et tout ce que tu décris.

Après j'ai eu la chance d'avoir d'autres hybrides avant celle ci, j'ai pu profiter tout de suite de mon IS a fond, j'ai même filmé mon compteur et elle est capable de faire le 0 à 100 en 7.4 7.5 secondes.

Sinon moi c'est la première fois que j'achète une voiture en partie parce qu'elle est belle, que les gens se retournent dessus, viennent me parler parfois. Elle a 11 ans mais elle reste dans l'air du temps à l'extérieur. Effectivement à l'intérieur c'est plus vieillot et moins fonctionnel que mon ex GS de 2005.
Le point qui m'a fait acheter aussi cette IS, c'est le confort et avec mes problèmes de dos c'est obligatoire.

Voilà pour mes premières impressions suite à ton texte lol

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#3 11-03-2025 18:22:33

Astrix64
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Re: Compte-rendu de route avec l'IS 300h : la berline qu'il vous faut !

On voit que tu découvres l'hybridation Toyota avec son lot de sensation inconnue jusqu'alors. Mais tu vas t'y habituer.

Pour te remonter le morale sur tes fausses sensations:
L'IS300h fait fait le 0-100km/h en 8,3s alors que l'alfa GT le fait en 10,6s. comme quoi tu ne te rends pas compte de la réalité car il  a deux choses qui te perturbe.
La montée en régime du moteur qui ne semble pas correspondre à l'accélération, donc tu crois qu'elle se traine. Ensuite la linéarité, tu n'es pas secoué ce qi fait que tu a l'impression qu'il ne se passe rien.
(Cela me rappel dans les année 80 où j'avais une corsa et mes potes me disais ouah, elle est pêchue, PS elle ne faisait que 45ch je me contentais de secouer les gens à bord à chaque changement de rapport)

Maintenant avec la LS600h, j'ai les même sensation que toi, cela n’accélère pas, pourtant je n'entends presque pas le moteur.

Ensuite les différents modes ne joue que sur la sensibilité de la pédale de droite. Pour résumer tu as a même puissance maxi pied au plancher dans tous les modes, seulement en mode sport tu as presque la puissance maxi à mi enfoncement. Le but du mode ECO te permet simplement de mieux contrôler des faibles dosage d'accélération pour te faire consommer moins.
Cependant le mode sport favorise plus rapidement l'ajoue du moteur électrique à mi-pédale.

Dernière édition de: Astrix64 (11-03-2025 18:22:59)


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Opel Corsa 1.0 (1982) vendue au bout de 15 ans à 250000
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Opel Oméga 3.0 MV6 (1998) vendue au bout de 20 ans à 335000
Lexus LS600h (Fab 10/2014 modèle 2015) achetée en 09/2017 à 54500

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#4 11-03-2025 19:45:45

JackyBrakmar
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Re: Compte-rendu de route avec l'IS 300h : la berline qu'il vous faut !

Je rebondis sur la sensation de ne pas avancer et rejoins Astrix sur cette fausse sensation de moulinette. Je me souviens du conseil d'un gars de l'atelier de Sceaux, "il faut conduire ces voitures avec un oeuf sous le pieds".
En mode sport j'appuie rarement à fond sur l’accélérateur ca ne sert à rien si ce n'est consommer inutilement ou recharger la batterie. Uniquement pour doubler en cote comme avec n'importe quelle autre voiture.


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2022 LEXUS announcement : EV With Manual Transmission Confirmed

"Il n'y a rien qui suscite autant d’engagement pour un conducteur passionné que d’être capable de changer soi-même de vitesse pour disposer de la bonne quantité de couple à n’importe quel moment , affirme Takashi Watanabe, ingénieur en chef des Lexus électrifiées. Donc nous nous sommes dits.. faisons-le ! "

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#5 11-03-2025 21:35:55

Max216
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Re: Compte-rendu de route avec l'IS 300h : la berline qu'il vous faut !

Samedi dernier j'emmène ma femme a son travail avec sa Yaris 100h. Elle a 15 kms de 4 voies à 110 avec des ronds points tous les 3-4 kms.

La route idéale quand t'as une voiture un peu nerveuse, pas le style d'une Yaris hybride.

Je sors d'un des rond points pour attaquer la voie à 110 et il y avait une autre voiture que je voulais doubler en même temps. Ma femme me dit "j'aime pas faire ça car le moteur gueule et en plus j'avance pas"
J'ai doublé la voiture non seulement facilement mais sans entendre le moteur gueuler. Ma femme était sciée et ma demandée pourquoi elle ça gueulait. J'ai simplement écrasé la pédale pour entendre le fameux bruit en ayant la sensation de conduire une voiture qui a du mal dans une montée.

Une hybride, tout est dans le pied et le jeu avec la pédale, tout comme le plaisir de déclencher le mode EV, toujours avec la pédale.

Sinon Alteo, pour les places arrières, si il y a des portes gobelets, ils sont dans l'accoudoir centrale, ils sont cachés au bout intelligemment.
Et si notre IS est et à été énormément plébiscité pour le transport de personnes à l'arrière. Ici sur Toulouse et ses environs, il y a encore des Taxis et VTC qui l'utilisent. D'ailleurs un conseil, quand il y a des histoires entre Taxis et VTC, ne t'aventure pas en ville pour ne pas être pris à parti !
Maintenant elle a laissée sa place à l'ES.

Sinon pour tout le reste, je salue encore ta prose et ton bel hommage à cette voiture tellement attachante malgré ses petits défauts brillamment soulignés.

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#6 12-03-2025 00:00:34

Alteo
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Re: Compte-rendu de route avec l'IS 300h : la berline qu'il vous faut !

Oui, je suis tout à fait d'accord avec vous sur deux points.

D'abord, le fait que cette sensation de manque d'accélération est faussée par le fait qu'on a ici affaire à une hybride Toyota, alors que je compare à ma précédente voiture qui est une thermique : sur l'Alfa GT, le départ est plus brusque quand on enfonce la pédale à fond, avec la boîte manuelle sur le premier rapport, mais au final, elle atteint les 100 km/h largement après la Lexus, qui a une boîte auto CVT.

Et ceci m'amène directement avec mon second point : l'hybride Toyota, ça se conduit différemment d'une thermique. Car, en effet, et je l'avais mentionné, si on ne s'amuse pas à enfoncer d'un coup l'accélérateur, mais qu'au contraire, on le dose pour bien suivre le rythme de la motorisation et de la boîte et qu'on est préparé au comportement de ce système, là, on n'aura certes pas plus de brutalité au démarrage (faut pas déconner) mais on ne pourra que réaliser qu'en vérité et au global, elle accélère très bien, cette IS.

En revanche, j'ai toujours un peu de mal, lors des dépassements sur les nationales et les départementales : elle fait le taf, ce n'est pas le problème. Mais elle ne me donne pas l'impression de pouvoir le faire de manière franche, sauf à passer sur le mode Sport ou à jouer avec le mode séquentiel, à cause de ce micro-temps de réaction. Et ça, c'est une habitude à prendre (donc, rien de méchant).

A noter que même si c'est ma première hybride Toyota, ce n'est pas la première fois que j'en conduis une, puisque j'avais déjà passé un peu de temps avec une Corolla 2.0 du boulot. C'est d'ailleurs elle qui m'avait permis de constater les différences de comportement de sa motorisation et de sa transmission avec celui de ma GT et de comprendre que j'allais sûrement regretter la boîte manuelle de l'italienne mais préférer tout le reste de la japonaise.
D'ailleurs, de mémoire, la Corolla m'avait semblé plus réactive que l'IS... en tout cas, les accélations m'avait paru plus immédiates. Mais après, elle est quand même bien motorisée et plus légère que la Lexus, aussi.

Bref, dans tous les cas, si on ôte ce manque d'instantanéité à l'accélération (en comparaison à une thermique à boîte manuelle), je suis quand même hyper satisfait de cette IS, qui offre malgré tout des prestations mécaniques et sur les performances très supérieures à n'importe quelle berline concurrente hors versions sportives exclusives, type M3 chez BMW ou AMG chez Mercedes (ou Quadrifoglio chez Alfa... que je ne pouvais pas ne pas citer, quand même).
Elle n'est pas une pure sportive, mais honnêtement, elle n'en pas pas loin, non plus. C'est sûr que j'aurais rêvé pouvoir conduire une Giulia Quadrifoglio, mais avec le recul, l'IS 300h me paraît bien plus adaptée à une utilisation raisonnée au quotidien sur route ouverte (j'entends par là une conduite dynamique certes, mais prudente eu égard au respect des autres usagers de la route et des limitations de vitesse). Et cela me va très bien.

A part ça, merci pour le conseil, Max ! Je me doutais bien que je pouvais être condondu avec un taxi (surtout avec la couleur blanche), et même ma femme plaisantait à ce sujet. En revanche, je n'avais pas pensé au fait que ça pourrait être un préjudice en cas de conflit social. smile
Et je vais regarder pour les portes-gobelets à l'arrière. Je n'avais même pas vu ! Je m'étais même dit que c'était un peu dommage, quand on sait que la Camry elle-même en a sur l'accoudoir arrière, mais après, vu que je ne suis pas tellement amené à les utiliser, je n'y ai plus prêté attention.

Dernière édition de: Alteo (12-03-2025 00:07:50)

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#7 12-03-2025 07:45:12

Max216
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Re: Compte-rendu de route avec l'IS 300h : la berline qu'il vous faut !

J'ai eu une Yaris 4 116ch en pret il y a pas longtemps, elle était vraiment super nerveuse par rapport à l'IS.

Après comme cela a été mentionné, il faut regarder le compteur, car les Lexus avec les moteurs grand public sont aseptisées, le confort est privilégié (faut faire gaffe avec les radars !)
Je suis quand même curieux d'essayer une 200t, la v6 n'a que le bruit discret, sur l'IS 2 c'est un moteur trop sage.

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#8 12-03-2025 11:01:48

Laurent17
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Re: Compte-rendu de route avec l'IS 300h : la berline qu'il vous faut !

Bonjour Alteo,
Merci pour ce retour détaillé et agréable à lire ! Je suis totalement d'accord avec toi, l'IS est bien plus belle en vrai qu'en photo, c'est vraiment frappant.

Concernant la motorisation je la trouve un peu faible comparée à ce que propose la concurrence allemande et je me demande pourquoi Lexus n'a pas eu la bonne idée de faire une IS 450h !! Il ne faut pas se mentir les performances de la voiture sont tout juste dans la moyenne pour une berline de cette puissance avec un 1000m réalisé en 30 secondes et des poussières mais vu qu'aujourd'hui on ne peut plus rouler et que le coût du carburant ne cesse d'augmenter....

SInon pour les relances (j'ai une GS), j'ai noté une grande différence entre enfoncer l'accélérateur et l'enfoncer vraiment à fond en  gardant le pieds au plancher avec le "kick down"  enclenché, j'étais sceptique en testant celà mais l'accélération est vraiment plus franche je trouve. En revanche sur la CT200h de ma femme ça n'a aucun effet, donc quid sur l'IS 300h ??

Concernant l'utilisation des palettes si c'est comme sur la GS elles peuvent s'utiliser de deux manières (enfin je les utilise comme ça) : en mode eco ou normal elles permettent de gérer la puissance du frein moteur et non le passage de pseudos rapports. En mode sport et manuel l'utilisation se rapproche plus d'une boite de vitesse avec de pseudos rapports à sélectionner mais je ne suis pas persuadé que ce soit super efficace.... avec le temps on apprend vraiment à gérer la CVT avec le pieds droit comme on le fait sur n'importe quelle BVA et on arrive à exploiter le potentiel du moteur.

Plus on roule avec une Lexus (ou Toyota) hybride, plus on apprécie le savoir fare de la marque et la maîtrise de la technologie qui permettent d'atteindre un niveau de consommation vraiment faible à puissance et poids équivalent. Rajoute à celà une fiabilité hors norme qui surpasse les allemandes (ne parlons pas des italiennes) et tu obtiens des véhicules qui allient raison et plaisir !!!

P.-S. les taxis et les VTC sont rarement blancs (G7 impose le noir pour sa catégorie "luxe" et Uber aussi il me semble) donc pas de risque d'être confondu

Dernière édition de: Laurent17 (12-03-2025 11:04:03)

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#9 12-03-2025 11:17:35

Max216
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Re: Compte-rendu de route avec l'IS 300h : la berline qu'il vous faut !

Encore une fois, une IS avec le moteur de mon ex GS et je signe. L'IS 350 existe aussi mais jamais vendue en France.

Quand je vois les IS4 500 avec leurs v8 sur instagram ça fait rêver, les gens se prennent en photo en allant les récupérer dans les concessions.

IS4
https://youtu.be/ZLoY5dW50fo?si=tGpOOAaKNz-6qDYa

IS3 350
https://youtu.be/tuJXH3OgRfk?si=Fmw4crnRXQtQCAzO

IS4 500
https://youtu.be/xMmuxBLTX4Q?si=Ku5VCLbmWypob8hH

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#10 12-03-2025 11:28:13

Astrix64
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Re: Compte-rendu de route avec l'IS 300h : la berline qu'il vous faut !

Le passage de pseudo rapport avec les palettes ne changent rien sur les performances (les dégrades plutôt), Cela te permet d'être plus secoué, ce qui te semble plus naturel.


Historique:
Opel Corsa 1.0 (1982) vendue au bout de 15 ans à 250000
Rover 827 coupée (1994) 178000
Ford fiesta 1.25 Zetec (1996) 150000
Opel Oméga 3.0 MV6 (1998) vendue au bout de 20 ans à 335000
Lexus LS600h (Fab 10/2014 modèle 2015) achetée en 09/2017 à 54500

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#11 12-03-2025 11:52:55

osborne
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Re: Compte-rendu de route avec l'IS 300h : la berline qu'il vous faut !

Is300h est un véhicule qui a environ une quinzaine d'années...il faut relativiser car  ancienne génération d'hydratation,on est maintenant à la génération 6! ...voir Prius5 ( moteur 2l+ hybride rechargeable)
Sachant celà, elle s'en sort plutôt bien.
Il faut laisser faire la gestion de l'hybridation et ça va plutôt bien et c'est encore plus flagrant avec les nouveaux modèles !


Lexus NX 450h 2024
Ex Lexus RC 300H F Sport 2017   
Ex Lexus IS 300h Luxe 2013
Et bien d'autres avant...Alfa Romeo  Sprint et GTV ,Audi coupé Quattro,  Audi 90 ABT,   Audi S4 ,Fiat Abarth ,Peugeot307cc,406, Renault Laguna, Safrane. Opel Kadett GTE..... Etc

La toute première...Sim'4 ...si si ça existait !!
Et depuis 2007 weekend..Alfa Romeo Spider 2.2 jts 
Plus différents petits véhicules ... pour tous les jours .. Aujourd'hui  Peugeot 208

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#12 12-03-2025 13:01:10

Max216
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Re: Compte-rendu de route avec l'IS 300h : la berline qu'il vous faut !

Alteo ? Tu as testé de mettre le bruit de la LFA pour simuler une voiture essence ?
Je l'ai fait une fois, c'est très bizarre !

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#13 12-03-2025 14:50:47

Alteo
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Re: Compte-rendu de route avec l'IS 300h : la berline qu'il vous faut !

En effet, il est indéniable que plus je roule dans cette Lexus, plus j'apprécie son agrément. En fait, plus je connais ses réactions, plus je m'y adapte, et plus je réalise qu'en dépit de ses performances certes moins bonnes qu'une vraie sportive, elle en a quand même sous le capot... et de toute façon, pour rouler dans ma banlieue parisienne, dans les villes limitées à 30, et pour ne jamais devoir dépasser les 110km/h sur autoroute urbaine, c'est même plus qu'il n'en faut.

Et puis, au delà de la performance pure, il y a tant d'autres choses que j'apprécie sur cette IS 300h : le confort, bien sûr, mais aussi la tenue de route et sa capacité à prendre les virages, le comportement très sain du châssis, sa direction précise, à la fois ferme et à la fois facile à manoeuvrer, sans oublier l'évidence, à savoir sa consommation.

J'aime franchement l'idée de ne plus me prendre la tête sur la quantité d'essence que je vais brûler quand je sors ma voiture, tout comme je savoure grandement le fait d'être sûr que, quand je choisis de ne rouler qu'en effleurant la pédale de droite, le moteur va vraiment consommer moins... et c'est encore plus plaisant quand on voit que le moteur électrique a totalement pris le relais. Pour les bouchons ou quand on enchaîne les feux rouges, pouvoir ne pas utiliser le moteur thermique est un plus indéniable. Et comme, à côté de ça, les performances ne sont pas mauvaises, je reprends enfin plaisir à me mettre derrière un volant.

Truc tout bête que j'aime bien aussi : le mode EV... même si parfois je me pose la question de son intérêt. Ce n'est sur le principe que j'ai des doutes, mais sur le fait d'ajouter un bouton pour "forcer" le roulage électrique, alors que l'IS le désactive automatiquement un peu trop vite à mon goût et qu'il est absolument possible de rouler uniquement sur batterie pendant un moment sans avoir à activer ce mode. Autrement dit, je ne vois pas trop de différence de fonctionnement quand le mode EV est activé et quand il ne l'est pas.
Mais au delà de cela, le principe de rouler en tout électrique à faible vitesse et sur petite distance présente un intérêt de taille pour moi : je déteste les situations où je dois juste déplacer ma voiture (parce qu'elle est mal garée, parce que je dois libérer l'espace, parce que je dois la sortir du garage pour la laver, etc...), car je n'aime pas du tout démarrer un moteur thermique juste pour 20 secondes, et ce mode EV me permet d'éviter cela.

Et puis, même s'il est vrai que cette génération de moteur hybride a 15 ans, elle est particulièrement aboutie, et cela se voit à l'usage quand on constate que l'IS switche sans signe apparent entre les modes thermique, électrique ou mixte. Quand je me suis décidé à opter pour une berline hybride, le choix de Toyota ou de Lexus était une évidence tant l'expertise du groupe dans le domaine était reconnu, et après l'achat, l'excellence du savoir-faire des ingénieurs japonais ne peut qu'être constatée.

Sinon, j'ai testé (en ayant découvert sur une vidéo YouTube son existence) le mode de simulation d'un moteur thermique sportif. C'est marrant une fois, c'est pas trop mal fait, mais le son me rappelle celui qu'une voiture de course dans un jeu PlayStation : réaliste certes, mais indéniablement simulé. Donc, c'est cool mais potentiellement lassant.
Cela dit, ça a le mérite d'exister... même si ça peut ressembler à un aveu de faiblesse de la part de Lexus quant au manque de caractère du 4-cylindres 2.5L.

Dernière édition de: Alteo (12-03-2025 14:51:31)

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#14 12-03-2025 18:21:04

PierreE
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Re: Compte-rendu de route avec l'IS 300h : la berline qu'il vous faut !

Eh bien, sacré retour !!

Je ne l'ai plus depuis 5 ans maintenant, mais j'en garde encore de très bons souvenirs. Et quand j'en croise une comme mon ex (blanche, F-Sport) j'avoue que je ressent une certaine émotion.

Je nuancerai l'utilisation de la pédale : en mode "pulse & glide", il ne faut pas hésiter à accélérer franchement, sans non plus la coller à 6000 tours... puis lâcher les gaz, le thermique se coupe, et rester sur un filet d'électrons.


Le mode "EV" n'a pour moi qu'un seul intérêt : tu sais que tu vas faire 50m et ne veux pas que le thermique se lance. Par exemple bouger ta voiture dans ton jardin, ou la garer "dans l'autre sens" avant d'aller à la déchèterie.
Ce mode EV me manque d'ailleurs sur le Niro de ma femme (modèle full hybride classique non rechargeable de 2016)

Max216 a écrit:

Alteo ? Tu as testé de mettre le bruit de la LFA pour simuler une voiture essence ?
Je l'ai fait une fois, c'est très bizarre !

le mode "Playstation". Couplé avec l'utilisation des palettes au volant, j'ai du le faire même pas 10 fois tellement ça sert à rien !!

Dernière édition de: PierreE (12-03-2025 18:23:08)


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#15 13-03-2025 07:32:24

Astrix64
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Re: Compte-rendu de route avec l'IS 300h : la berline qu'il vous faut !

Effectivement le mode EV est principalement utile pour des "manœuvres".
Sur la route il peut servir si tu connais bien ton parcours, par exemple en ville tu viens de faire une grande descente (donc batterie pleine ou pas loin) puis après un feux tu dois repartir soit sur du plat ou une légère montée sur 50m puis du plat ou un faut plat descendant.
Dans ce cas, tu ne veux pas que le thermique démarre car cela sera que pour quelques secondes et en plus tu as la batterie pleine.
Donc sans le mode EV tu risques de te trainer au démarrage pour ne pas déclencher le thermique, et bien avec le mode EV enclenché, tu bénéficies de 50% de puissance de plus sans déclenché le thermique.


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#16 13-03-2025 11:35:58

Alteo
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Re: Compte-rendu de route avec l'IS 300h : la berline qu'il vous faut !

En fait, ce n'est pas le principe du mode EV qui me chiffonne. C'est juste que je n'ai pas l'impression que ça change grand chose d'appuyer sur le bouton pour l'activer.

Je veux dire... Si je l'active, il se coupe très vite, dès que j'approche les 30km/h et/ou pour peu que j'aie le pied un poil trop lourd. A l'inverse, je suis parvenu, sans l'activer, à rouler en 100% électrique pour sortir d'un parking et rouler ensuite un bon gros kilomètre, en prenant soin de ne pas appuyer trop fort sur le champignon.

Autrement dit, j'ai l'impression que le fait d'activer explicitement le mode EV ne change pas grand chose, puisque ce mode demande d'utiliser la voiture d'une manière qui, de toute façon, la fera rouler uniquement sur batterie même sans l'activer.

J'aurais préféré qu'il soit plus strict, c'est-à-dire qu'il permette de rouler en électrique sans se désactiver automatiquement, en limitant la vitesse (à 30 km/h par exemple), et en ne rallumant le moteur thermique que si la batterie est vide.

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#17 13-03-2025 13:30:17

Astrix64
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Re: Compte-rendu de route avec l'IS 300h : la berline qu'il vous faut !

Il se désactive si tu appuis trop fort ou trop vite mais en mode EV cela se passe avec 50% de puissance électrique en plus.
La différence est juste là, tu peux exploiter un peu plus facilement le mode tout électrique en minimisant le risque de lançant le thermique.

C'est alors d'autant plus frustrant quand la batterie est pleine genre 70-75% et qu'après finalement il ne veux plus repasser en électrique pur tant que la batterie n'est pas descendu sous les 65%.

L'autre cas frustrant, c'est quand le moteur est froid et que lors du premier arrêt le moteur tourne avec la voiture à l'arrêt.


Historique:
Opel Corsa 1.0 (1982) vendue au bout de 15 ans à 250000
Rover 827 coupée (1994) 178000
Ford fiesta 1.25 Zetec (1996) 150000
Opel Oméga 3.0 MV6 (1998) vendue au bout de 20 ans à 335000
Lexus LS600h (Fab 10/2014 modèle 2015) achetée en 09/2017 à 54500

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#18 13-03-2025 15:11:48

Alteo
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Re: Compte-rendu de route avec l'IS 300h : la berline qu'il vous faut !

Oh, mais oui, tu me fais penser à un truc... C'est vrai que le moteur thermique s'allume à l'arrêt quand il n'a pas été démarré depuis plusieurs heures et qu'il est froid. Si le bouton EV permet déjà d'empêcher ça, alors je retourne ma veste et je lui trouverai un intérêt. smile

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#19 13-03-2025 15:21:15

Laurent17
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Re: Compte-rendu de route avec l'IS 300h : la berline qu'il vous faut !

En fait l allumage  du thermique au démarrage est même incontournable sur certaines versions de Lexus (impossible de forcer l EV), il permet de lubrifier et de chauffer un minimum la mécanique et préserve le moteur en vu des prochains déclenchements en roulant...

Dernière édition de: Laurent17 (13-03-2025 18:03:32)

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#20 13-03-2025 15:34:11

Astrix64
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Re: Compte-rendu de route avec l'IS 300h : la berline qu'il vous faut !

Alteo a écrit:

Oh, mais oui, tu me fais penser à un truc... C'est vrai que le moteur thermique s'allume à l'arrêt quand il n'a pas été démarré depuis plusieurs heures et qu'il est froid. Si le bouton EV permet déjà d'empêcher ça, alors je retourne ma veste et je lui trouverai un intérêt. smile

Attention, cela va uniquement si tu ne fais que la déplacer un peu , car il faudra bien démarrer le thermique pour faire de la route.


Historique:
Opel Corsa 1.0 (1982) vendue au bout de 15 ans à 250000
Rover 827 coupée (1994) 178000
Ford fiesta 1.25 Zetec (1996) 150000
Opel Oméga 3.0 MV6 (1998) vendue au bout de 20 ans à 335000
Lexus LS600h (Fab 10/2014 modèle 2015) achetée en 09/2017 à 54500

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#21 13-03-2025 16:10:57

PierreE
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Re: Compte-rendu de route avec l'IS 300h : la berline qu'il vous faut !

Alteo a écrit:

En fait, ce n'est pas le principe du mode EV qui me chiffonne. C'est juste que je n'ai pas l'impression que ça change grand chose d'appuyer sur le bouton pour l'activer.


L'IS est une FULL hybrid. Elle n'est pas faire pour rouler "forcée" en EV.
Donc oui, tu as raison, ça ne sert à rien d l'activer manuellement, sauf pour une petite manoeuvre


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